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Une histoire hors du commun !

Dernière mise à jour : 29 oct. 2021

Aujourd'hui on vous raconte l'incroyable histoire vécue par notre athlète Delphine Fath qui s'est lancée à la conquête du Marathon des Sables pendant 7 jours au Maroc. Une aventure rendue possible grâce à l'aide de Gérard Fayolle son entraineur de l'EACPA, et de ses amis qui la soutenaient et réchauffaient son cœur chaque soir par message tout du long.

Un récit personnel sur ses impressions, enrichissant et motivant…

 

Delphine VS le Marathon des Sables


Delphine nous raconte son incroyable périple :


"Et voilà un rêve qui s’est accompli, du 1er au 11 Octobre, j'ai parcouru le désert en franchissant la ligne d’arrivée de la dernière étape solidarité du 35ème Marathon des Sables avec mon amie Caroline. Tellement heureuse d’avoir été au bout en soutien à ce projet qui nous tenait à cœur avec Je Cours pour Toi et T’Cap 21, un projet en faveur de l’insertion professionnelle de jeunes trisomiques.


Nous avons été une très belle équipe qui malheureusement s’est décimée pour des raisons de santé, non sans tristesse avec beaucoup d’émotions.


Quelle aventure ! Quelle semaine !



Voici quelques mots sur ma première expérience du Marathon des Sables (et sans doute la dernière) :


233,5 km parcourus dans le désert marocain en 6 étapes sur une durée de 61h16 et voilà le programme :

Jour 1 - 32,2 km

Jour 2 - 32,5 km dont 13 km de dunes de Merzouga

Jour 3 - 37,2 km

Jour 4-5 - Etape longue 82,5 km avec traversée du djebel de nuit (étape gardée mystère jusqu’à l’arrivée de la 3ème étape)

Jour 6 - Etape marathon 42,2 km

Jour 7 - Etape solidaire 8,5 km


Des conditions extrêmes sur cette édition avec des températures dépassant régulièrement les 50°C qui ont forcé plus de 50% des participants à abandonner. Oui cette course ne fait pas de cadeau… Avec ces températures, les ampoules aux pieds et le poids du sac à dos sur mes épaules, ce sera marche tout au long des étapes.




Chaque matin, c’est réveil très matinal. Les bédouins démontent les tentes très tôt pendant que nous déjeunons. Un petit déjeuner à base de muesli, un petit café lyophilisé et mon breuvage coup de fouet. Je refais le sac pour la énième fois sur notre tapis et on attend le départ donné par Patrick Bauer ( Créateur du Marathon des Sables) sur la chanson de « Highway to Hell » de AC/DC.


Chaque étape a son lot de difficultés entre terrains sablonneux, chemins caillouteux, dunettes, dunes, etc… Certains paysages sont magnifiques, parfois lunaires. Je retiendrai 2 moments forts : les 13km de la traversés des dunes de Merzouga avec un spectacle magnifique sous une chaleur incroyable, et la traversée de nuit sur l’étape longue du Djebel El Otfal. Des montées à 25%… de nuit… dans le sable… avec une corde… un enfer pour moi… Mes acolytes Eric et Caro se souviendront à jamais de mes cris de colère !




Les pieds chauffent beaucoup au fil des étapes et les ampoules se multiplient. Chaque pas devient de plus en plus compliqué et sur les talons quand tu marches ça fait très mal. Mais plus j’avance et plus je pense à la ligne d’arrivée. Les étapes se suivent, les doutes s’installent chaque nuit en me demandant si je vais pouvoir repartir le lendemain. Quand tu vois le nombre d’abandons chaque jour, les gens malades autour de toi, une question se répète en boucle dans ma tête : « C’est quand mon tour ? ».


Je vais terminer péniblement l’étape longue avec des pieds en feu en compagnie de Caro et Eric. A trois, on est plus fort ! A ce stade de l’épreuve, il n’est pas question de s’arrêter. Comme tous les soirs, c'est une petite douche très spartiate avec à peine une bouteille d’eau et un bon repas chaud lyophilisé avec l’éternel taboulé. Ensuite je me rends chez les podologues pour me faire soigner. Ce ne sont pas des ampoules que j’ai sur mes orteils mais des phares ! La doc qui me soigne me rassure en me disant « t’inquiète pas, il y a pire que toi, demain tu repars et ça va aller ».



Le lendemain, c’est la dernière étape chronométrée, celle du marathon, une étape pourtant roulante par rapport au reste mais je vais la parcourir avec une grande souffrance, toujours à cause de mes pieds. La douleur est d’autant plus grande que Eric ne pourra prendre le départ car dans la nuit de la longue étape, son pied a tapé un cailloux. Résultat : 2 petits doigts de pieds cassés. C‘est une grosse déception pour lui, pour Caro et moi. Il faut garder le moral malgré tout ! Nous repartons donc à 2 avec l’envie de finir pour nos potes qui ont dû abandonner et pour l’association.


Au bout de cette étape de 42,2 km, c’est la remise de médaille par Patrick Bauer, le directeur de course. Que d’émotions ! On se prend dans les bras, quel moment fort et intense ! Patrick Bauer pleure avec nous. Ca y est, on est finisher ! Enfin presque car il y a encore l’étape de solidarité du lendemain.



Le 7ème et dernier jour, je prend le départ en tong, à 3 km/h, accompagnée des dromadaires et de Caro, toujours fidèle. 2h47 pour parcourir 8,5km dans la chaleur et la douleur mais voilà c’est fini ! On a réussi et on aura pu soutenir le projet T’Cap21 jusqu’au bout, c’est une vraie satisfaction et une énorme fierté.


Vous l’aurez compris, le plus dur pour moi a été les pieds, ensuite le poids du sac qui s’est malgré tout allégé au fil des étapes (3,5kg de bouffe en moins le dernier jour) et enfin la chaleur.

Je tiens à vous remercier pour votre soutien pendant cette aventure. Je savais certains d’entre vous derrière moi. Vous ne pouvez pas vous imaginer combien vos messages m’encourageaient.


C’était une magnifique aventure partagée avec de jolies personnes. Solidarité et bienveillance étaient le maître mot de cette édition si spéciale . Des paysages certes désertiques mais à couper le souffle. C’était juste génial . Merci à tous pour le soutien et j’espère à très vite, le temps que mes pieds cicatrisent."


Delphine Fath







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